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samedi 30 mai 2020

Qu'est ce qu'une AMAP ?


C'est une Association pour le Maintien d' une Agriculture Paysanne


Paysans et consommateurs se regroupent pour vendre autrement que dans une grande surface.  Ils se mettent d’accord sur le prix d’un panier, l’agriculteur va mettre des choses qu’il a, des produits de saison. 

Le consommateur s’engage à acheter le panier.




Avantages et inconvénients de l’AMAP : 


Avantages
Inconvénients
Meilleure rémunération – Assurance d’un revenu pour le producteur
On ne peut pas choisir nos produits
Consommateur a une certaine qualité, on sait ce qu’on mange et connaît les producteurs
Pas ouvert à tous, selon quantité
Satisfaction du producteur et du consommateur
On ne trouve pas toutes les productions
Sûr de tout vendre


Dans l'Eure, il existe plus de 20 AMAP, dans lesquelles on trouve des légumes et fruits produits en Agriculture Biologique, des oeufs, pains, fromages, beurres, crème, yaourts, viande bovine, ovine, porcine, volailles, lapins, cidre, jus de fruits...  

Pour plus de renseignements : Réseau AMAP de l'Eure


Article rédigé à plusieurs mains lors d'une classe virtuelle

vendredi 29 mai 2020

Le Comice Agricole

Le Comice agricole est un mini-salon de l'Agriculture. Au Neubourg, il existe depuis 1863. 

Petits et grands sont accueillis, à coté de l'église, au centre-ville. On peut assister à des défilés de bovins et ovins. Un prix est donné aux animaux les plus beaux.   Les gagnants
reçoivent un prix et une plaque qui assurent une bonne commercialisation à l'éleveur. 

On peut, pour l'occasion, rencontrer d'autres animaux (chevaux, moutons, volailles, ânes),  admirer de vieux engins agricoles et faire des tours de tracteurs.

C'est une véritable fête du milieu agricole et rural. Celui de cette année n'a pas eu lieu mais le prochain sera sûrement organisé.


Article de Cathy


mercredi 27 mai 2020

L'agriculture de proximité

L' agriculture de proximité est  l’ensemble des formes agricoles, qui entretiennent des relations avec ou entre la ville et/ou le péri-urbain et/ ou le rural. 

L’activité principale peut concerner  les productions agricoles mais peut être tournée vers d’autres services comme de l'entretien d’espaces, des animations, de l'insertion par l’activité économique…). 



L’agriculture de proximité vise, entre autres, à réduire les distances parcourues par les aliments ainsi qu’à rétablir le lien entre le consommateur et l’agriculteur. On parle aussi de circuits courts, les intermédiaires sont moins nombreux et l'agriculteur peut fixer son prix, ce n'est pas le cas, par exemple avec la grande distribution.




Le consommateur connaît davantage les produits et elle permet de conserver les espaces de production à proximité des consommateurs. elle valorise le territoire tout en garantissant à l'agriculteur de commercialiser ses produits. 

La demande d'une production alimentaire de proximité est croissante dans le pays, même avant épidémie. Selon le Ministère de l'agriculture, 71 % des consommateurs français souhaitent contribuer par leurs achats à soutenir les produits régionaux.


Nous avons ainsi les Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne, les casiers (endroit dans lequel on trouve différents produits issus le plus souvent de maraîchers locaux), les magasins de producteurs, la restauration collective, la vente directe à la ferme. la production maraîchère en régie municipale, les marchés, la cueillette à la ferme...

Sans gants, ni bottes, les casiers du Neubourg

Dans le cadre de la vente directe de volaille à la ferme, comme au lycée, les élèves de Terminale STAV avait déterminé les atouts et contraites.
Un circuit court telle que la vente directe favorise :
- le développement et la pérennité d’entreprises agricoles
- la dynamisation des milieux ruraux
- la réduction de l’empreinte écologique du secteur agricole et agroalimentaire.

Article de Jonas



mardi 26 mai 2020

Le port de Rouen : un atout pour les cultures de vente

Longtemps 1er port français, il est tout de même un port européen important. Haropa - port de Rouen est incontournable pour l' exportation  de céréales.



Il a une énorme capacité de stockage. Les céréales sont conservées dans de grands silos que vous pouvez voir au cours de la visite virtuelle à 360 °

Sont stockés principalement du blé mais aussi du colza, de l'orge ou d'autres productions agricoles qui partent ensuite par bateaux vers d'autres ports, dans le monde entier. Il peut être chargé jusque 3000 tonnes à l'heure. 


Le port est en mesure de recevoir des navires très importants (jusqu'à 292 m de long et 150 000 tonnes), à l'intérieur des terres. 


Une tonne de blé ou une tonne d'orge sur deux, exportée par la France vient du port de Rouen.


Sources : Wikipedia - France 3 Normandie - Haropaports


Article de Cyril D.

lundi 25 mai 2020

Le maïs, une culture venue d'ailleurs

Le maïs existe depuis fort longtemps. on en retrouve la trace au Mexique, il  y a un peu plus de 7000 ans grâce  à des fouilles archéologiques. L'ancêtre du maïs serait une plante sauvage, le téosinte.


Document provenant du site https://www.gnis-pedagogie.org/sujet/evolution-historique-selection/

A partir du Mexique, le maïs a été cultivé sur tout le continent américain. Christophe Colomb en aurait ramené de ses expéditions sous le nom de "Blé d'Inde". En Europe, il se diffuse d'abord autour de la Méditerranée.

A force de voyage, de mélange, de nouvelles variétés ont été créées. Au début, les hommes  conservaient quelques plants pour les semer l'année suivante. Ils ont appris, au fur et à mesure, à sélectionner les plantes et à faire des croisements.

C'est devenu la première production mondiale (les plus gros producteurs sont : Etats Unis d'Amérique, Brésil, Argentine, Ukraine). C'est une culture dont les rendements baissent en cas de sécheresse.

Le maïs est surtout utilisé pour l'alimentation du bétail (maïs ensilage et maïs grain) mais on peut le trouver aussi en farine pour l'alimentation humaine (notamment en Amérique centrale et du Sud).

La culture du maïs sur le site Passion céréales

Il ne peut être semé l'hiver. C'est une plante tropicale à la base, qui a besoin de degrés, au dessus de 6°C, pour pousser Il est en général semé en avril, mai. Fin juillet, les fleurs femelles sont visibles sur les tiges tandis que les fleurs mâles sont en haut. En octobre, l'épi est formé, la plante qui peut mesurer jusque 3 mètres de haut se dessèche, on peut alors la récolter.


http://jice.lavocat.free.fr/archives/tpe_popcorn/1)structure.php



Article de Lucas

dimanche 24 mai 2020

Qu'est-ce que la biodiversité ?


Le mot biodiversité est composé par 2 mots biologique et diversité. Cela comprend tout ce qui est vivant sur la terre, les milieux dans lesquels vivent les espèces animales et végétales et les interactions entre les uns et les autres.



L'homme fait partie intégrante de la biodiversité. Pourtant, en accentuant  sa main prise,  à partir de la révolution industrielle, l'homme  a détruit et modifié des milieux, des espèces, pourtant nécessaires à la survie de tous. Tout ce qui est détruit ne peut revenir.

Albert Einstein disait que si les abeilles disparaissaient de la Terre, l'Homme n'aurait que quelques années à vivre. Des scientifiques viennent de montrer, en 2019, que pour le colza, l'action des abeilles, par la pollinisation, dépassait celle des produits pharmaceutiques. D'où l'importance de les protéger.


Plaquette biodiversité du Département de l'Eure


Article d'Amélie

samedi 23 mai 2020

La moisson à travers les âges

Depuis des siècles et même des millénaires, l’agriculture n’a cessé de progresser, d’évoluer. La moisson est le travail qui consiste à récolter le champ.

Pendant très longtemps, ce travail a été effectué à la force des bras et nécessitait de nombreuses personnes. 

Les Egyptiens ont inventé la faucille.
Cette faucille est en bois avec des silex taillés.
Ils coupent très haut la plante et laissent la paille pour que les animaux puissent paître dans les champs.
Pour ramasser la récolte, les paysans utilisaient des fourches pour manipuler une plus grande quantité de produit et ainsi mettre moins de temps à récolter.

Cette façon de moissonner n’a pas beaucoup évolué jusqu’à l’empire romain. Mais à partir de cette date plusieurs évolutions se sont produites. A noter que le mot céréales vient de la déesse romaine Cerès, déesse de l'agriculture, de la moisson et de la fertilité).


Bas relief de Buzol


En Gaule nous observons l’apparition d’un char à cheval ou bovin sur lequel sont positionnés des dents métalliques qui coupent les céréales pour les récolter mais au lieu d’être devant,  le cheval pousse ce char.



Avec faux, faucille, fourche, il fallait jusque 8 personnes pendant 2 jours sur une toute petite parcelle. On coupe plus bas et on récolte aussi la paille pour la donner aux animaux en étable.

En agriculture, il faudra attendre le XIXème siècle pour que la mécanisation apparaisse dans les campagnes, ce qui correspondra à l'âge d'or de l'agriculture.  Les paysans, propriétaires de leur terre, se spécialiseront davantage dans leur production et commenceront à acheter des biens à l'extérieur (meubles...) et leur alimentation sera plus diversifiée. Il y aura donc moins besoin de main d'oeuvre entraînant un exode rural.
Moissonneuse - javelleuse



Avec la mécanisation grandissante et la création des moteurs à essence, les moissonneuses ont totalement changer d’apparence. Vers les années 1930,  les moissonneuses peuvent être motorisées mais avec un conducteur sur le tracteur et un conducteur pour la moissonneuse.



 Il faut, en France, surtout attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour que la mécanisation soit davantage répandue avec l'arrivée des tracteurs, ce qui entraînera, par ailleurs,  un exode rural.



Les moissonneuses batteuses vont devenir des machines à part entière.
Les rendements vont être de plus en plus importants. 
De nos jours,  les moissonneuses sont des monstres de technologies et de puissance avec des barres de coupe beaucoup plus large et de très grande puissance moteur.




Article de Thibaut



jeudi 21 mai 2020

Les fleurs messicoles


Une plante messicole est une plante qui s’intègre dans les champs de grandes cultures comme dans le blé. Elles s’y installent plutôt en automne car on les retrouve le plus souvent dans les cultures d’hiver.


Il en existe différentes sortes comme le coquelicot, le bleuet ou encore la matricaire. 


Le département de l’Eure a décidé de créer un plan d’action pour la protection des plantes messicoles de l’Eure, car certaines pratiques agricoles ne sont pas favorables à leur développement, notamment à cause des produits phytosanitaires. C'est le 1er département à s'être doté d'un plan de sauvegarde des fleurs des champs.

En outre, l’usage de ces produits est indispensable pour la protection des rendements et pour la protection de notre santé car certaines plantes messicoles, comme le coquelicot, sont toxiques pour notre organisme et pour celui des animaux (bovins). En revanche, dans des endroits moins concernés par l’alimentation humaine et animale, elles sont très favorables pour les pollinisateurs comme les abeilles.

Pour plus d'informations : Plantes messicoles et insectes pollinisateurs dans le département de l'Eure

Adrien

mercredi 20 mai 2020

Le sucre


Tout commence dans un champ de betteraves sucrières      semées en mars puis récoltées en septembre-octobre-novembre. La betterave sucrière a une racine de forme conique et enterrée. Pendant sa phase de végétation, c’est une émission continue de feuilles, qui s’organisent en rosette foliaire. La tubérisation va permettre la synthèse de sucre, grâce au rayonnement solaire.




 Les betteraves sont récoltées en étant arrachées, puis stockées en bout de champ, avant d’être reprises pour être transportées vers une sucrerie.
À la sucrerie, les betteraves sont lavées afin d’éliminer les impuretés extérieures, telles que la terre, les débris végétaux, les pierres. Elles sont ensuite découpées en fine lanières, appelées cossettes. Le jus sucré est extrait des cossettes par diffusion. Cette opération a pour but de faire passer le sucre des cossettes dans l’eau chauffée. Le jus épuré contient encore 85% d’eau. L’évaporation va permettre d’obtenir un sirop. Ensuite, cela sera la cristallisation. Le sucre cristallisé blanc est tamisé, classé et pesé, puis dirigé vers des ateliers d’ensachage.  
Source : actu.fr
Maxime

mardi 19 mai 2020

L'identification et la traçabilité des bovins

En France, chaque bovin possède un numéro d’identification unique, qui figure sur son passeport bovin. Ce document correspond à une carte d’identité.




Le numéro est repris sur des boucles que le bovin porte aux oreilles tout au long de sa vie. Grâce à ce passeport, il est possible de connaître le nom, l’âge, le lieu de naissance,
l’élevage d’origine ainsi que les autres élevages par lesquels sont passés les animaux. Le bouclage assure donc la

traçabilité.

Cette pratique d’identification est obligatoire en France, depuis 1978 et contrôlée régulièrement par les services
départementaux du Ministère de l’Agriculture. La France a donc mis en place un système national exemplaire d’identification de l’ensemble des bovins.

Depuis, les modalités d’identification ont régulièrement évolué pour répondre à de nouveaux besoins : suivi de la production, gestion de la santé des troupeaux, connaissance de l’origine.

- Dès sa naissance, chaque animal se voit attribuer un numéro national unique porté sur un repère apposé aux deux oreilles. En France, le numéro d'identification comporte 10 chiffres, précédés des initiales FR indiquant le code du pays. Les deux premiers chiffres correspondent au numéro du département.

- L’’inscription des mouvements de chaque bovin est portée dans un registre d’élevage, de la naissance de l’animal à son abattage.
- Toutes ces informations sont enregistrées dans une base de données nationale.
- L’édition d’un document d’identité accompagnant chaque bovin tout au long de sa vie et notifiant au verso tous ses déplacements : le passeport du bovin.



Article de Morgane.

lundi 18 mai 2020

Le plateau du Neubourg


Le plateau du Neubourg supporte une des grandes plaines du département de l’Eure. Elle se situe au centre du département et trouve ses limites dans les vallées qui la cernent (en vert clair, sur la carte) :



- vallée de la Risle à l’ouest



- vallées de l’Eure et de l’Iton au sud et à l’est



- et les petites vallées de l’Oison et d’Ecaquelon au nord qui la distinguent du Roumois.




Parfaitement tabulaire, son altitude varie entre 140 et 155 mètres, c’est un territoire ouvert de grandes cultures. Le Neubourg, la ville principale, occupe une place centrale sur la plaine.



La plaine possède des terres limoneuses de grande qualité, propices aux cultures céréalières. Les parcelles de blé, orge, colza, lin ou betteraves occupent près de 75% de la surface, ne laissant que les fonds de vallées sèches pour les prairies ou les vergers.



Il en résulte un paysage d’openfield, très dégagé, composé de lignes horizontales successives. Cette occupation du sol mono spécifique a semble-t-il toujours existé.



Dans ces horizons très dégagés, toute verticale crée l’événement et peut devenir un point de repère du paysage. Ce sont les bosquets ou les arbres isolés qui restent en limite de parcelles.






L'exploitation constante des terres agricoles en grandes cultures a favorisé l'implantation regroupée des habitations. Les zones bâties se présentent sous la forme de villages de 300 à 1000 habitants, répartis suivant une trame régulière tous les 3 km.



En intervalle, quelques hameaux regroupant les fermes, s'implantent dans la plaine agricole.

Article de Jonas

dimanche 17 mai 2020

Agriculture et biodiversité


Il est admis de nos jours que la biodiversité est menacée par les activités humaines comme l’urbanisation, les aménagements ou l’intensification de l’agriculture. En France, les zones agricoles représentent 60 % du territoire et historiquement l’agriculture a eu un impact positif sur la biodiversité en créant des espaces ouverts favorables à  l’installation de nombreux êtres vivants. Parallèlement l’homme a toujours cherché à contrôler la prolifération de certains organismes qui pouvaient endommager ou concurrencer ses productions.




Avec la modernisation de l’agriculture, particulièrement rapide au cours du XXème siècle, on a assisté à une intensification agricole, utilisant davantage d’intrants, engrais et pesticides, par exemple, utilisant des variétés sélectionnées et exigeantes, simplifiant les rotations. Cette évolution s’est aussi traduite par une simplification des paysages impactant la biodiversité. Cette uniformisation et cette spécialisation entraînent  des fluctuations importantes  de la ressource alimentaire de certaines espèces et la raréfaction ou disparition des lieux de reproduction ou de repos, par exemple ; en conséquence, on observe une diminution de la biodiversité.


Actuellement on prend conscience qu’avec l’agriculture moderne, les travaux culturaux et les intrants chimiques se sont substitués aux services écologiques. Les engrais remplacent la décomposition de la matière organique, les « pesticides » ou produits agropharmaceutiques permettent de contrôler les bioagresseurs à la place des auxiliaires, le labour ameublit la terre à la place de la faune du sol, pour ne retenir que quelques exemples.



Au final on peut retenir que l’agriculture et la biodiversité sont étroitement interdépendantes et qu’il est important de mieux évaluer les impacts et les synergies entre agriculture et biodiversité afin de gérer durablement les écosystèmes agricoles.


Mme Gouysse, Professeure d'Agronomie

samedi 16 mai 2020

Les auxiliaires de culture


Les auxiliaires de culture sont des êtres vivants soit qui consomment d'autres animaux pour se nourrir ou qui vivent aux dépens d'un autre animal qu'ils tuent en fin de croissance. Ils empêchent ainsi certaines espèces de ravager les cultures. 

Les larves de syrphe,  qui sont de petites mouches,  peuvent manger jusqu'à 70 pucerons par jour. On peut avoir,  outre les insectes pollinisateurs qui permettent la fécondation de plantes cultivées,  des coccinelles,  hérissons, oiseaux, reptiles… qui vont par exemple se nourrir de chenilles.


Les auxiliaires de culture viennent aider l'agriculteur. On peut favoriser leur venue et gestion en implantant des zones de refuge  en bordure de parcelle qui serviront d'abri aux auxiliaires et autres espèces animales.


Cathy



vendredi 15 mai 2020

Assolement

Au lycée, nous produisons différentes cultures sur les 136 ha de l'exploitation. Une partie de la surface est consacrée aux animaux, soit 47% de l'exploitation. 39,48 ha sont occupés par du blé tendre, cela représente 29 % de ce que nous produisons. Nous pratiquons une rotation des cultures ainsi nous n'avons pas une culture annuelle identique d'une année sur l'autre sur une même parcelle pour diminuer la pression parasitaire et éviter le salissement par des mauvaises herbes. 

Voici ci-dessous l'assolement de la campagne 2019-2020 : 




jeudi 14 mai 2020

Les pollinisateurs

L'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) considère que 3 cultures sur 4 dans le monde produisant des fruits et des graines pour l'alimentation humaine dépendent en  partie des pollinisateurs.

Les pollinisateurs sont des insectes qui permettent à certains végétaux de se reproduire mais sont également des auxiliaires de culture. 


On a 4 sortes d'insectes pollinisateurs :
- les coléoptères
- les lépidoptères
- les hyménoptères comme les abeilles
- les diptères

La population des abeilles est en baisse, des mesures ont été prises pour interdire certains insecticides qui étaient dangereux pour elles. Il est également nécessaire de lutter contre le frelon asiatique qui leur nuit également.

La journée mondiale de l'abeille est le 20 Mai.
Article d'Amélie

mercredi 13 mai 2020

Leçon sur les carabes

Ä Les carabes,  des auxiliaires précieux, une intervention de  Mme Gouysse, enseignante d'Agronomie


Les carabes sont des insectes de l’ordre des coléoptères et leur famille est celle des carabidés. Ce sont des insectes qui courent sur le sol, leurs pattes sont assez longues et fortes, leurs ailes antérieures modifiées en élytres forment une carapace lisse, striée ou rugueuse de couleur sombre ou métallique, ils ont des pièces buccales broyeuses.


< Les carabes participent à la biodiversité. 

Ce sont des auxiliaires des cultures :
- 80 % des carabidés sont des prédateurs généralistes, ils sont polyphages et   consomment des limaces, escargots, pucerons larves de taupins, chenilles et diptères.
            - 20 % des carabidés ont un régime mixte, phytophage ou spécialiste  des collemboles.
           
< Les carabes sont des indicateurs de la structure des paysages.
Suivi l’organisation des structures paysagères, bocage ou openfield, les espèces sont différentes.

< Certaines espèces présentent un intérêt patrimonial.

- L’alimentation
Les carabes sont le plus souvent des prédateurs redoutables, Pterostichus melanarius mange l’équivalent de 3 à 4 fois son poids par jour. Un carabe adulte peut tuer jusqu’à 125 pucerons par jour ou consommer 6 limaces. 90 % des larves de carabes sont carnivores, elles consomment des œufs de limaces ou d’escargots, de jeunes limaces, des larves d’insectes et parfois des adultes. Les carabes adultes complètent l’action des larves.
Certains carabes sont phytophages et consomment des graines d’adventices.
 Une seule espèce, le zabre, est nuisible et consomme des céréales.

- Présence et reproduction
Les carabes présents en France ne font qu’une génération par an. La reproduction se produit au printemps ou en été-automne suivant les espèces. Les femelles pondent souvent dans le sol entre 30 et 600 œufs déposés dans de petites cavités. Le développement, compte 3 stades larvaires, et prend 8 à 10 semaines pour les pontes printanières et jusqu’à 10 mois pour les autres. La nymphose précédant le stade adulte prend de 8 à 10 jours. En hiver, les carabes  se réfugient dans les bandes enherbées, les fossés, les bosquets et les haies, certaines espèces se maintiennent dans le sol des parcelles.

- Favoriser les carabes
Les paysages agricoles et les techniques influent sur les populations de carabes et la diversité des espèces. Ainsi la présence de bandes enherbées, la limitation de la taille des parcelles à 15 ha, pour faciliter la recolonisation, les cultures intermédiaires, la limitation du travail du sol et du labour profond notamment favorisent les carabes. Par contre l’utilisation des insecticides et des molluscicides leur nuit.
Plus la diversité des espèces est importante et plus le contrôle des bioagresseurs sera efficace.





- Quelques exemples
Abax  parallelepipedus
16 à 24 mm – reproduction printanière – bois, haies cultures si haies à proximité – Polyphage : jeunes limaces, larves d’insectes.




Pterostichus melanarius  

Par James Lindsey at Ecology of Commanster,
17 à 21 mm- émergence au printemps, reproduction automnale – milieux forestiers, ouverts naturels ou cultivés  Polyphage : limaces, charançons…détecte les colonies de pucerons



Par Soebe — Travail personnel
Carabus auratus
20 à 34 mm – Activité d’avril à septembre, reproduction automnale – Bois, haie – Mollusques, vers insectes.



Sources :
 Biodiversité fonctionnelle- Johanna Villenave- Chasset – Agri production- Edition France Agricole
Fiche Auximore auxiliaires : carabes
Photo sur wikipedia